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  • CGT: Cérémonies généralement truquées

    

    Aujourd'hui présente dans la grande majorité des foyers Français, la télévision est l'un des moteurs essentiels de notre société, fournissant en effet à tout un chacun les besoins sociaux et intellectuels essentiels : Information, divertissement, culture, vie politique et clips des Black Eyed Peas. 
     
    La télévision informe le peuple de l'état du monde dans lequel il vit, grâce aux JT. Elle apprend l'histoire et retrace les évènements majeurs de notre monde, grâce a Arte. Elle occupe les soirées en familles ou chacun se retrouve pour un palpitant moment d'extase entre suspens et émotion, grâce à Louis la Brocante. Elle enseigne aux jeunes comment se comporter en société et leur permet ainsi de mieux s'intégrer dans la vie courante, grâce à Secret Story. Enfin elle permet aux vendeurs de boules quiès ou d'antidépresseurs de booster considérablement leurs ventes, grâce à NRJ12. 
     
    Au fil du temps, la télévision a fini, à la façon de l'obèse adulte qui refuse d'uriner assis, par ne plus voir que son nombril ! Média de masse tumultueux à la vaste grille des programmes, la TV peut désormais se tourner vers elle même : descriptions du match de football précédent, émissions pour décrypter d'autres émissions, résumés du match de football précédent, émissions d'analyses de publicités, débats sur le match de football précédent, publicité sur une chaine pour une autre chaine, rediffusions du match de football précédent, etc. 
     
    Ces clins d'œils auto-stipulés incluent sans peine les émissions de remise de prix, principalement musicaux. Car, après avoir diffusé la dernière chanson d'une star de la musique, en boucle, pendant six mois et plus, à chaque minute de la journée, sans interruption autre que la pub, les programmeurs et producteurs s'accordent sur le talent de cette star et décident donc qu'il serait sans doute temps de parler un peu plus d'elle, au cas ou on n'aurait omis de mentionner quelque chose de capital. 
     
    Les Awards s'imposent alors comme une évidence. On nomine les têtes d'affiches du moment, Lady Gaga, Justin Bieber, Katy Perry, Rihanna, Shakira, les Black Eyed Peas et David Guetta, bref l'élite (voir les 7 plaies de l'élite) dans diverses catégories légèrement influencées par le vote du public.
    Les votants, de jeunes téléphilles adeptes de Direct Star et autre solution radicale contre la constipation, n'ont pour la plupart aucune connaissance du monde musical sitôt la télécommande déposée.
    Ainsi le suspens est donc total, voire absolu.Les artistes sont d'ailleurs habituellement très surpris de leurs victoires; les pauvres n'étant au courant que trois semaines avant la cérémonie (on les aurait volontiers prévenu plus tôt, mais il faut savoir ménager l'effet de surprise!).
    Certains sont effectivement assez surprenants, par exemple Justin Bieber remportant le prix de révélation de l'année 2010, quand rien ne l'y pressentait pourtant (cette phrase peut se lire avec ou sans ironie)! 
     
    Ces récompenses sont un vrai bonus pour les chanteurs débutants et les statistiques de suicides.
    Bien évidemment, leur valeur est aussi authentique que la poitrine de Shauna Sand, mais plus légère. Nombre de groupes qui furent « du moment » ont aujourd'hui disparu des yeux innocents du zappeur ordinaire, lequel a recyclé son goût musical cyclique, du gangsta rap au pop rap, du hard rock au rock émo, de la bonne musique à Lady Gaga...
     
    Et ceux qui ont été tendance, qui ont été à la mode, qui ont été « révélation de l'année » ne sont plus des révélations que pour les paparazzis moqueurs amateurs de dépressions et les infirmiers des centres de désintox amateurs de futurs clients.  
     
    Avec un recul poli, il est effectivement intéressant de constater la fonction de ces prix. Par exemple, Lady Gaga a reçu, des mains de la chaine MTV, le prix de la femme de l'année pour l'an 2010. J'aimerais avant tout manifester tout mon soutien à cette merveilleuse victoire qui est, je le pense, méritée. D'ailleurs Adolf Hitler et Joseph Staline furent tous deux hommes de l'année en 1938 et 1942. On retrouve à nouveau, grâce à cette donnée, le talent de la Lady, qui marche véritablement dans les traces des deux artistes qui l'ont le plus inspirée. 
     
    MTV est d'ailleurs une chaine exemplaire. Disponible en trois langues (soit presque autant que dans le vagin de Paris Hilton les soirs de fête), première chaine musicale crée et possédant trois éditions des cérémonies de récompense : Les American Music Awards, les Video Music Awards et les Europe Music Awards.
    Bien entendu le fait que ces trois émissions possèdent les mêmes catégories et les mêmes récompenses, et que les « Europe Music Awards » ne récompensent que des artistes Américains est une coïncidence absolument ahurissante, presque miraculeuse.  
     
    Tous ces Awards changent t ils la qualité, souvent moindre, de leur musique ?
    Non, car les juges et avocats de ces procès courus d'avances n'ont pas la moindre idée de ce pourquoi ils votent. Les adolescents dans le vent pour qui tout est tactile de l'iPhone au clitoris, dont les consœurs féminines vénèrent Robert Pattinson, rêvant d'obtenir son cœur (entre autres organes) et qui auraient achetés la discographie complète des 2be3 si ils avaient eu plus de 4 ans à l'époque des faits (certains ont d'ailleurs jugés bon de ne pas dépasser cet âge la dans leur courbe de croissance intellectuelle). 
     
    Cependant n'interprétez pas mal mes paroles : je ne suis pas opposé à ce que l'on donne aussi aux imbéciles l'occasion de s'exprimer. Le suffrage universel inclut, après tout, chaque catégorie de personne disponible, qu'il soit doué de toutes ses capacités ou pas. Et puis, si les abrutis n'avaient pas le droit de vote, ou serait Nicolas Sarkozy ? 
     
    Bref, au delà de leur bêtise flagrante, les moutons (auxquels je reviens) n'agissent pas selon leur bon vouloir, manipulés par la main de dieu, c'est à dire des médias. Je ne souhaite pas ici faire état d'un compte-rendu nihiliste qui mettrait à mal l'ensemble de la société de consommation, je sais ou se trouve la faute de cette surexposition médiatique dans le cœur des jeunes insipides.
    La cause première en est le téléchargement, qui force les producteurs à médiatiser d'avantage pour toucher, dans la large foule, le plus de gens possibles ne piratant pas (ou pas encore) de Cds sur Internet. Car, dans le cas contraire, ces braves producteurs pourraient ne plus toucher leurs 3 milliards de revenus mensuels pour passer à 2 (ce qui ne serait pas honnête, avouons le).
    Ainsi les jeunes sont responsables de leur propre misère auditive. 
     
    Les cérémonies ne sont que le catalyseur de cette génération du n'importe quoi, on aime tout ce qui passe et on vote pour tout ce qui passe. Des dizaines de cérémonies existent sur les deux continents permettant à chacun de voter par SMS pour leurs poulains préférés, certains en abusent à tel point qu'ils parviennent à finir leurs forfaits illimités, c'est dire. 
     
    La masse de récompenses accumulées par Britney Spears l'a t elle empêchée de sombrer au fond du gouffre béant de l'oubli, de la déchéance et de la cellulite?
    Les Tokio Hotels ont ils basé leur échec face à la déferlante américaine sur leurs prix de groupe de l'année, de révélations de l'année et d'homosexuels de l'année?
    Ou sera Justin Bieber dans dix ans ?
    Avec un peu de chance, LOIN.

  • UMP : Univers Musical People

     

    La lecture de ce courant médiatique intitulé presse people peut être une activité extraordinairement édifiante, quand on en connait à peu près le nombre de lecteurs (qui s'élève à plusieurs millions). Enfin une bonne méthode pour quantifier le nombre d'attardés mentaux au sein d'un pays!

    On peut relever des constantes au sein du genre, des stars particulières que l'on ne peut guère éviter plus d'un numéro sans la retrouver la semaine suivante en pleine activité; je parle ici de Shauna Sand, Kim Kardashian, Paris Hilton, etc. En réalité, celles-ci sont de fausses peoples, car elles n'ont rien de particulier. Même si c'est sans doute justement ce qui fait d'elles des peoples parfaites...

    Les demoiselles cités plus haut n'ont en effet que peu d'intérêt. Elles ne servent en fait qu'à remplir les pages des magazines de stars, les après-midi des ménagères avides de ragots, et les mouchoirs en papier des éjaculateurs précoces. Pourtant les unes comme les autres, grisées de cet intérêt sans bornes que leur vouent les journaux people, ont décidé de se prendre pour des artistes. Le domaine que l'on choisit généralement dans ce genre de cas reste la chanson.

    Car le monde musical est aujourd'hui similaire à l'autoroute A15 ou au vagin de Lady Gaga: on y entre comme on veut, même dans les deux sens, du moment qu'on a de la monnaie pour le péage. L'argent reste le moteur de l'industrie du disque, ou plutôt la popularité. Un people peut tout faire si il a le bon manager. C'est pour ca entre autre que Justin Bieber, après avoir été acteur et chanteur, devient auteur de son autobiographie, gorgée de détails fascinants à en rester bouche bée (ex: "la production voulait que je me mette ma mèche de l'autre coté. On s'est beaucoup battu et on a réussi à s'imposer, maintenant c'est devenu la mèche que vous connaissez tous", que du bonheur).

    Évoquer Justin Bieber m'offre une transition toute souhaitée pour parler de la première bimbo célèbre s'attaquant aujourd'hui à l'épineux problème de la création musicale. Kim Kardashian, car comme chacun sait, Bieber tenta jadis de courtiser la belle. Je me permets d'ailleurs d'apporter brièvement tout mon soutien à Justin dans cette tentative, car personnellement ca me ferait franchement marrer de voir Blanche Neige finir avec Simplet.
    Bref, Kardashian veut chanter. Dans l'optique inavoué de suivre la tendance, elle choisit l'Electro Pop, un courant actuel et novateur comptant d'excellents artistes, tels que Lady Gaga (bon, d'accord, mauvais exemple. Mais même!). Armée d'un DJ, d'un retoucheur vocal et d'une production pimpante, Kim veut donc rentrer dans la compétition, ou après tout son physique avantageux peut parfaitement lui permettre de se faire une place (même si une seule ne sera pas suffisante quand on connait la taille de son postérieur).

    Parlons maintenant de Shauna Sand, jet-setteuse mémorable pour sa plastic en plastique, son palmarès d'ex petits amis et son talent inégalable dans l'art de ressembler à la poupée Barbie (encore que ce serait plus un jouet pour papa que pour sa fille). On la connait principalement pour ses relations aventureuses avec certaines de nos stars de la télé réalité (principalement Secret Story, émission dont le nombre de spectateurs fait aussi partie des bonnes méthodes pour évaluer le nombre d'attardés en France. Ou de suicidaires. Ou de masochistes). Actuellement la Bimbo travaille d'arrache pied pour confectionner un single intitulé très sobrement: "I Want To Be A Porn Star".

    Un véritable retour aux sources pour ce croisement inattendu entre Paris Hilton et Pamela Anderson, quand on sait que sa réputation s'est aussi faite à la force du poignet; dans une sextape. La même chose est valable pour Kardashian, et pour Hilton qui jadis ouvrit la voie (vaginale, oui, mais pas que) pour ses collègues de la jet-set en sortant un album dont le destin commercial fut aussi catastrophique que le 11 septembre (sauf que cette fois, on a le droit de se moquer). Et oui, la carrière de Paris Hilton, c'est comme le musée du Louvres, à chaque fois il y a toujours 3 heures de queue.

    Un destin similaire, un parcours exemplaire, des projets ridicules entre la télé réalité et les interviews pleines de détails aussi passionnants que les scènes coupées de Question pour un Champion, et maintenant toutes chanteuses dans un univers musical déjà bien chaotique.
    Clara Morgane, Paris Hilton, Kim Kardashian, Shauna Sand...

    Voila, si il y a ici des jeunes filles souhaitant se lancer dans la chanson, vous savez ce qu'il vous reste à faire!

  • Hip Hip Hip... ou Hop

    Aujourd'hui, que reste t il encore de la culture hip hop à l'ancienne, de la street crédibilité et de ce mode d'expression si particulier qu'était le rap? Comment avoir encore foi en cette musique autrefois authentique, quand aujourd'hui Justin Bieber se met à rapper?

    Et oui, vous avez bien lu, Justin Bieber se met au rap. Cette nouvelle, qui peut choquer plus encore que si j'avais dit "diam's se met au mannequinat", est cependant véridique. Pour se prouver à lui même et au monde entier qu'il n'était pas que le chanteur pour adolescentes superficielles que l'on connaissait, Bieber se mit le temps d'une vidéo, au hip hop.

    J'ai personnellement du mal à me forger une opinion sur la qualité de rappeur du jeune garçon. En effet, au bout de la dixième seconde de la vidéo, je n'entendis plus aucun son, mis à part l'incroyable vacarme provoqué par mes hurlements de rire, avant de m'évanouir d'asphyxie.

    Cette vidéo est cependant, au delà de la simple découverte humoristique, une solution de choix au problème de la surpopulation mondiale. Car si certains vont être contraints de se piquer à la morphine pour ne plus supporter le mal de vendre déclenché par leur fous rires nerveux lorsqu'ils repenseront au puceau du ghetto, d'autres, moins objectifs, pourraient être pris d'une envie irrépressible de se tuer pour ne plus jamais avoir à supporter une telle atteinte aux droits de l'homme. Et oui, le ridicule tue. En masse.

    Trêves de cynisme facile, car en réalité cette vidéo n'a rien de spécial. Bieber prétend rapper. N'importe quel puriste saura reconnaître dans sa technique une pâle imitation du hip hop de Lil Wayne, T.I ou autre gangster du dirty south. Les paroles elles mêmes du Bieber Rapper sont aussi originales que sa coupe de cheveux et aussi vides que son caleçon. Bien entendu, à l'heure actuelle, on le sait, le bon rap est tombé dans la même déchéance que le concept de la virginité avant le mariage: tous deux ne sont plus qu'un lointain souvenir!

    Aujourd'hui, chacun peut rapper. En réalité, l'aspect musical a même pris le pas sur l'aspect textuel, on parle pour ne rien dire, du contenu de son compte en banque, du contenu de sa pipe à crack et du contenu de son lit. On vante l'énormité de ses parties génitales, sa capacité à coucher avec toute forme de vie possédant un 95D et son plaisir non dissimulé à voir s'agiter les popotins féminins sur une piste de danse après la troisième bouteille de vodka.
    Ca s'appelle le commercial.

    Certains ont même oublié le but du rap. Car le rap n'est pas une musique mais une forme de chant, ce que la parole est au slam, ce que le scat est au jazz, ce que le hurlement est au heavy metal, ce que le cri affreux et inhumain est à l'electro pop. Il ne s'agit donc pas que de trouver un dj qui saura vous faire vendre des singles, mais aussi savoir dénicher aux abords d'une rime versatile, la puissance du vers qui fera de toi un génie. Bieber n'a donc rien à apporter au Hip Hop, aussi crédible en tant que poète ou qu'écrivain que Michel Fourniret en tant que baby-sitter.

    Tout le monde fera immédiatement, comme ca a été le cas au moment de l'annonce de son biopic, le rapprochement avec Eminem. Certaines mauvaises pensées, plus logiques, y verront plus des points communs avec Nicolas Sarkozy (Non pas uniquement "deux nabots qui veulent dominer le monde et se taper des mannequins" voyons! Encore que... Ah ben si, remarquez).  

    Soyons sérieux un instant. Si je dis, Marilyn Manson se met au folk irlandais, Britney Spears se met au Death Metal, Lady Gaga se met à la bonne musique, qu'en pensez vous? Cela parait impensable! Surréaliste, ridicule, drôle. Mais Bieber est celui qui a atteint le record de vues sur une vidéo de Youtube. Il est un jeune prodige de 16 ans à la carrière, courte, mais fructueuse (surtout pour son banquier), et dont le charisme et la coupe de cheveux sont parvenus à faire déborder la plus épaisse des lingettes allways super absorbantes (ce qui fait que ses fans sont contraintes de se placer des éponges dans la culotte avant d'assister à l'un de ses concerts).

    Alors ce succès présumé devrait lui ouvrir toutes les portes (sauf les boîtes de nuit interdites aux mineurs, bien sur), sans que personne ne s'en soucie. Mais il est vrai qu'il y a l'aspect performance de la chose, après tout pourquoi se limiter à un seul genre musical lorsque l'on peut être mauvais dans plusieurs?

    Le Hip Hop n'a plus aucun avenir, si aujourd'hui on reconnait le talent de n'importe qui dans ce domaine comme si il s'agissait d'une décoration que personne ne mérite.
    Quand à Justin Bieber, peu importe ce qu'il fait, son parterre de groupies attardées le suivra toujours, et il pourra à jamais leur faire avaler n'importe quoi (sauf son organe génital principal, sa production désapprouverait cette mauvaise publicité...).

  • Generation Top 50



    Une étude parue dans un magazine, que je ne citerais pas pour éviter un procès couteux, a révélé que l'année 2009 avait été une fois de plus un désastre pour les ventes d'albums, diminuant au fil des ans.

    Bien entendu cette diminution n'a rien à voir avec une quelconque baisse de qualité dans la musique actuelle (quelle imagination vous avez, alala); les experts l'attribuent d'avantage à la polyvalence du réseau Internet, inventant chaque jour de nouvelles solutions pour télécharger illégalement de la musique au format digital.

    D'une certaine façon, il serait logique que ses chiffres concernent d'avantage les ventes d'albums destinés au moins de 25 ans du fait d'un accès plus logique au téléchargement par rapport à nos chers soixantenaires repentis qui n'ont pas encore compris qu'Aznavour était lui aussi sur Internet.

    Mais la réalité est toute autre, observons les chiffres
    (les données qui vont suivre sont réellement les ventes d'albums
    de cette semaine aux Etats Unis):
    1- Avenged Sevenfold avec "Nightmare", groupe de Métal Américain datant du début des années 2000. Bien sur il n'est pas certain que ce groupe ne soit réservé qu'aux jeunes, étant donné qu'il n'y a finalement que les papys sourds depuis 15 ans qui peuvent écouter l'un de leurs albums en entier
    sans risquer la crise d'épilepsie ou une incontrôlable envie de mourir.
    Ce groupe n'a fait qu'une entrée récente dans le Billboard, mais il faut ajouter à cela le chiffre somme toute très honorable de 4 millions d'albums vendus dans le monde au fil de leur 5 albums (dont les dates de sortie coïncident étrangement avec plusieurs vagues de suicide ou de viol...).

    2- Eminem avec "Recovery", l'équivalent Hip Hop de Marilyn Manson, capable selon les avis compétents, de rapper sur absolument tout, en enchainant rap Comique et rap Hardcore (triste/réaliste), sur des thèmes tels que l'abandon, la peur, le viol, la mort, et Britney Spears (le dernier stade de l'horreur!).
    Eminem est principalement écouté par les adolescents ou les jeunes nés au début des années 90.

    3- Rick Ross avec "Teflon Don", rappeur de Floride ayant commencé sa carrière au milieu des années 2000. Le registre de ses parole s'avère moins vaste que celui de son collègue susmentionné, se limitant à la drogue, les femmes, la drogue, la maffia, la drogue, le meurtre, la drogue et la drogue.
    De par son parcours et son style, Ross est avant tout écouté par les jeunes également.

    4- Justin Bieber avec "My World 2.0". La, pour affirmer qu'une personne sur terre de plus de 18 ans l'écoute, il me faudrait un sondage évaluant que la pédophilie à l'échelle mondiale a fait un bond phénoménal. Je ne dispose pas d'une telle information, donc je me vois contraint de classer son public dans la même catégorie que ceux cités plus haut (ce qui va surement me valoir un bon nombre de menaces de mort), à savoir les JEUNES.

    5- Drake avec "Thank Me Later", le Lil Wayne Canadien dont c'est le premier album.


    La suite de ce top s'avère tout aussi éloquent, car il contient entre autres Usher, les Black Eyed Peas, les Jonas Brothers ou encore Lady Gaga (mais j'ai peur que cette dernière ne finisse par apparaître trop fréquemment dans mes écrits, je la laisse donc de coté).

    Tous ces chiffres compilés nous laissent à penser que la génération actuelle est sans doute aussi dépensière que facilement influençable (car tout ce qui se trouve en haut des ventes est passé au moins une fois sur MTV). Mais surtout, la politique et les maisons de disques à l'économie vacillante ne cessent d'accuser les jeunes d'être la principale source de perte d'emploi au sein de l'industrie musicale, quand ils en sont en fait le principal soutien financier (le total des ventes pour les albums susdits dépasse les 6 millions d'exemplaires).

    Une autre preuve consiste dans le succès grandissant des sons dancefloor, et la mode de l'Electro absolue. Je vois mal un ancien routier à la retraite mettant ses mocassins en daim verni, franchissant l'entrée d'un club branché, les cheveux en pique et un préservatif dans la poche, dansant la Tektonik jusqu'au matin et se disant le lendemain "dis donc elle était bien la chanson hier, il me faut l'album pour mes soirées avec Audette et Germaine".
    Autrement dit le marché de la musique pour les moins de 25 ans reste le plus intéressant pour les producteurs alléchés. Nos vieux auraient ils appris à se servir de LimeWire?

    Pourtant, on peut également se poser la question du comment. Car la vente de certains albums est plus coordonnée par la médiatisation et l'omniprésence de certains un peu partout que par le talent ou la qualité de l'album en question. Par exemple, nombre d'institutions musicale diverses ont donné un avis défavorable au dernier opus "The E.N.D" (des Black Eyed Peas), malgré tout, les ventes en ont elles souffert?

    Et oui, les jeunes achètent plus car ils sont plus facilement influençables, ne font pas l'effort de chercher, ou bien simplement n'y connaissent rien. C'est pourquoi il est plus facile de vendre un canadien de 16 ans avec une tête de fœtus avorté vaguement romantique à des adolescentes puériles qu'à un trentenaire qui en a déjà vu passer un ou deux comme lui.
    D'ailleurs, sans vouloir lui manquer de respect, j'aimerai être réaliste: si on dit "Beethoven faisait de la musique", peut on ajouter derrière, "comme Justin Bieber" ?

    Je remonte un peu loin en arrière il est vrai, et personne ne danserait en boîte sur la 9ème symphonie. Mais la réalité est que les Djs sont les nouveaux Mozarts car leur public n'a pas eu le temps d'aller à l'Opéra.

    C'est pourquoi je vous le dis: téléchargez en attendant d'être vieux Ne dépensez pas pour des artistes sans avenir. D'ici un certain âge vous aurez acquis maturité et expérience, vous saurez reconnaître le bon du mauvais, accessoirement vous aurez un salaire pour acheter VOTRE musique plutôt que de dépenser l'argent de vos parents, et pour les plus vieux d'entre vous, vous aurez toute votre retraite pour découvrir de la musique autrement que par la radio, enfin vous ne serez plus ni un pigeon ni un mouton et alors vous saurez ce qu'est vraiment la MUSIQUE.

    L'ennui, c'est qu'avez Alzheimer, le Parkinson, le cancer
    et la sénilité, vous ne pourrez même pas en profiter...

  • Cinema+Musique=Amour?



    Ceux qui suivent de près l'actualité musicale ont pu remarquer qu'il arrive parfois à l'occasion qu'un acteur tente une carrière dans la chanson ou qu'un chanteur tente une carrière dans la comédie. Ce phénomène a tendance à s'amplifier à l'heure actuelle, de nombreux chanteurs (et chanteuses) souhaitant intégrer la prestigieuse famille du 7ème Art.

    Que doit on en penser? Et bien, si Will Smith, Eminem ou Jennifer Lopez (qui, si son talent d'actrice était aussi immense que son vaste postérieur, serait déjà devenue la nouvelle Marilyn Monroe) sont parmi les exemples les plus représentatifs du fait qu'il est possible d'obtenir une certaine reconnaissance du milieu cinématographique tout en étant chanteur, d'autres n'atteignent pas une telle notoriété, n'apparaissant en fait que dans des films avec autant de suspens qu'une partie de scrabble et autant d'action qu'un épisode de Derrick.

    Snoop Dogg fait partie des exemples plus frappants, lequel étant aussi célèbre dans le milieu des acteurs que Jean-Claude Van Daame dans le milieu des danseurs folkloriques. Nos chères demoiselles se perdent également dans cette volonté de mixité, Mariah Carrey, entre autres, au même titre que Beyonce Madonna. Et oui, même la légendaire reine de la Pop n'a eu qu'un impact modéré sur le 7ème art, ses films ayant généralement autant marqué les esprits qu'un documentaire allemand sur le développement de l'industrie sidérurgique de Berlin au cours des années soixante (sans sous titres).

    Des dizaines d'exemples existent, la plupart consistant en de belles carrières de chanteurs et un échec au cinéma. Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit: Il y a toujours des contre exemples, mais ils sont, à l'instar des membres du staff de Britney Spears à n'avoir pas encore couché avec elle, en minorité!

    Alors qu'en est il du phénomène inverse? L'acteur qui devient chanteur? Tout dépends. Car si certains tels que les acteurs comiques, comme les Inconnus, Coluche ou Michael Youn parviennent à faire de leur chansons le nouveau succès du top 50, d'autres échouent lamentablement en nous servant un style qui ne leur sied guère, tel qu'Elie Semoun ou Gerard Darmond, qui ont choisi de faire un album sérieux, au lieu d'un album comique (cela dit, les chiffres des ventes étaient assez drôles, en définitive).
    D'autres moins exportés comme Viggo Mortensen parviennent à s'imposer, mais ne demeurent jamais autre chose que des acteurs qui chantent. Mais d'une manière générale, il ne s'agit à nouveau que d'exemples de réussite isolés, car à force de crever l'écran, l'acteur finit aussi par nous crever les tympans.

    La diversité artistique est donc manifestement hors d'atteinte, le succès rencontré dans l'un des deux genres étant toujours inférieur à l'autre. Pourtant, cette mode de l'acteur chanteur est en pleine expansion, se répandant plus vite dans les sphères hollywoodiennes que l'envie de meurtre dans le cerveau des gens lorsque Mickael Vendetta ouvre la bouche à la télé.

    Quoi de moins étonnant dans un monde ou le métier d'acteur est devenu aussi facile d'accès que le vagin de Paris Hilton? Laquelle est AUSSI une actrice, et je ne parle pas que des films pour adultes. Star de la télé réalité, mannequin, animatrices, parfois même présentatrice de météo, comme Louise Bourgoin, tous et toutes deviennent comédiens sans talent particulier ni expérience. Et réciproquement pour le monde de la chanson, ou des acteurs lassés d'exploser le box office décide d'exploser aussi nos oreilles.

    Ainsi verront nous sous peu débarquer sur nos écrans Rihanna, Christina Aguilera, Justin Bieber et tant d'autres. Peut être un jour, Lady Gaga aura également droit à son rôle au cinéma, après une apparition dans un épisode de gossip girl (interdit aux mineurs et aux cardiaques), à condition qu'un réalisateur soit prêt à faire un tel film (d'horreur à priori), sans craindre un procès pour atteinte à la dignité humaine....

    Et inversement, les pionnières telles que Jessica Simpson, Scarlett Johansson et Lindsay Lohan ont ouvert la voie à d'autres actrices renommés, souhaitant à présent devenir des chanteuses à succès, comme Robert Pattinson et Marion Cotillard (deux grandes femmes du cinéma).


    Et puis enfin il y a ceux qui parviennent à réussir dans les deux milieux en commençant deux carrières en même temps. Il s'agit la des artistes de Disney, à la fois présents sur la bande vidéo et sur la bande sonore. Les films (Camp Rock, High School Musical, Hannah Montanna) et les chanteurs qui en sont issus (Miley Cyrus, les Jonas Brothers, Vanessa Hudgens) réussissent à remporter un franc succès auprès de leur public, du fait de sa jeunesse et de sa naïveté, confondant Indiana Jones et Dora l'exploratrice ou Jurassic Park et Pokémon.

    Alors, pourquoi les acteurs s'entêtent ils à chanter quand ils ne deviendront jamais les icônes qui tentent elles mêmes d'égaler leur présence à l'écran? Je ne sais pas, mais n'encouragez pas cela. N'allez pas voir le prochain film de la diva, n'écoutez pas le prochain album du comédien. Ne tombez pas dans cette mode qui veut que les artistes soient interchangeables.
    Car le vrai risque qui grandit à l'ombre de ce phénomène et bien, c'est la possibilité qu'un jour dans un futur indéterminé, Miley Cyrus reçoive la palme d'or, du meilleur rôle féminin....

  • Hop Pop Pop



    Après avoir analysé certaines facettes des 2 icônes de la pop les plus médiatisées actuellement, je me suis demandé quel serait l'objet de mon prochain article. Et la vous ne pouvez qu'imaginer l'extraordinaire étendue de la liste des choix possibles.
    De qui parler?

    Miley Cyrus? Chanteuse jadis bonne enfant révélée par Disney Channel pour les gens dont l'âge ou le QI oscillent entre 5 et 6 et dont le dernier album fut si médiocre qu'il passa aussi inaperçu qu'un pédophile au Vatican?

    Ou bien Ke$ha? Chanteuse utilisant des percussions artificielles, des instruments artificiels et même une voix artificielle, ce qui nous laisse à penser que ses créations sont aussi authentiques que la poitrine des filles de Secret Story?

    Les Jonas Brothers éclipsés par Justin Bieber, la guéguère montée de toutes pièces Aguilera/Gaga, le nouveau single de Clara Morgane, Katty Perry ou bien?

    Et en établissant ce listing pour le moins exhaustif, je me rendis compte qu'en réalité la piètre qualité de tous ces artistes et ce que je pourrais en dire peut être placé sous un régime plus général, car en effet tous ont en commun de faire de l'Electro, du Rock, de la Dance mais avant tout de la POP.

    Premièrement, et afin de clarifier certaines choses,
    ne vous y trompez pas, j'aime la Pop. La bonne.
    Ce genre compte en effet nombre d'artistes parmi les plus talentueux, tels que Michael Jackson ou Elton John, et certains de ses dérivés comme la BritPop, la Pop Rock ou la SynthPop jouissent de groupes et chanteurs faisant montre d'un talent certain (Lilly Allen, Oasis, Blur, Pulp, Gorillaz, Depeche Mode et même, on a tendance à l'oublier, Les Beatles).

    La mauvaise Pop quand à elle pourrait se résumer à l'équivalent d'une promotion sur les beignets de poulets périmés depuis deux semaines: C'est de la merde mais vu qu'on les met bien en évidence
    dans les rayons, ça se vends...

    Un phénomène extrêmement commercial donc, qui commence avec des pré requis. Premièrement, une ou un chanteur Pop doit être relativement agréable à regarder. Pour ca, deux solutions, ou bien s'allonger sur une table d'opération et se faire refaire les lèvres et la poitrine, ou bien s'allonger sur le bureau du producteur (qui d'ailleurs ne sera pas non plus indifférent aux zones buccales et mammaires, entres autres...).
    Préfabriquée, la mauvaise Pop vise donc les gens beaux pour des fans qui s'intéresseront avant tout à leur physique; une sorte d'accroche pour atteindre un jeune public (généralement homogène), qui sera ensuite en mesure d'apprécier leur musique au delà de leur valeur réelle (ben oui parce que sinon c'est pas gagné).

    Les chansons marquantes des artistes de mauvaise Pop sont assorties au nombre de fois par jour ou leur fans disent quelque chose d'intelligent: 1 ou 2, pas plus.
    Des singles "tubes de l'été", qu'on aura oublié avant l'automne, qui atteindront le haut des ventes avec une rapidité déconcertante, mais chuteront de leur sommet quasiment deux fois plus vite. Après quoi la précarité reviendra, omniprésente dans la vie jadis sulfureuse de ces ex-stars, qui n'auront en fait jamais été rien d'autre que le renouvellement d'une escroquerie acoustique qui a lieu chaque année.

    L'exemple le plus représentatif reste Filip des 2be3, ou le public ne s'est souvenu de son existence qu'à l'occasion de son décès (qui à mes yeux reste étrangement le moment le plus intéressant de sa carrière...), et étant donné que ce fut la première fois en 8 ans qu'un magazine quelconque lui accordait la première page, on peut sans doute dire qu'il est mort heureux.

    A l'heure actuelle les boys band ne sont d'ailleurs plus qu'un vague souvenir, encore entretenu par Tokio Hotel ou les Jonas Brothers, mais la mauvaise Pop actuellement survit grâce à certaines émissions de télé telles que Star Academy, Pop Star, Nouvelle Star, X Factor, etc.
    Ici, on tente de donner un semblant de légitimité à des artistes débutants en leur offrant une sorte de compétition dont le public reste seul juge. Ici, pas de création, tout n'est que reprise, car la plupart des participants sont aussi doués pour composer des chansons que Jean-Marie Bigard est doué pour la poésie classique. Mais à vrai dire, le fait que les participants n'y connaissent rien à la musique n'est pas très important, puisque de toutes façons, le public non plus.

    Les groupes ou chanteurs les plus chanceux pourront compter sur un public stable qui ne les lâchera pas tout de suite et leur permettra d'asseoir leur réputation pendant que leur collègues retourneront pointer à l'ANPE de leur village natal.
    Ils restent toutefois minoritaires par rapport au nombre phénoménal de représentants de la mauvaise Pop qui sont aujourd'hui caissier à Super U, et même certains qui ont pourtant vendus plusieurs millions, se retrouvent menacés par les nouveaux arrivants sur le marché de la musique.
    Des groupes comme Tokio Hotel eux mêmes voient le succès de leur nouvel album s'effondrer devant la nouvelle vague électro, pourtant le groupe était la preuve qu'on peut réussir sans coucher avec le producteur (non attendez, j'ai du me tromper de groupe, la...)

    Pour conclure, la mauvaise Pop est accessible à tous car l'absence de talent est à la portée de chacun. Ainsi, Clara Morgane, Jessica Simpson ou Gregory Basso, et peut être un jour Robert Pattinson peuvent désormais se vanter d'être des CHANTEURS. A quand un single de Mickael Vendetta?

    Bref, vous l'avez compris, Pop Corn ou Pop conne,
    l'essentiel est que tout le monde y gagne, sauf ceux qui ont bon gout. 

  • Lady Gaga Drag-Queen of Pop



    En relisant certains de mes articles, je m'aperçois que vous pourriez penser pendant un instant que je critique le talent musical de certains et certaines, et par ricochet, ceux qui apprécient leur production musicale. N'en croyez rien! Car définir la qualité musicale ne peut se faire qu'au cas par cas, et si il m'arrive de prendre parti et de définir l'un ou l'autre de "mauvais", il ne s'agit que de mon avis et il ne fait pas force de loi.

    Je me permets cette précisions car, alors que je me rendais machinalement sur certains sites ou j'avais eu le malheur d'émettre une opinion sur la chanteuse préférée des masochistes dépressif, des homosexuels (mal) refoulés et des tortionnaires créatifs, j'ai nommé Lady Gaga, certains m'avaient répondu
    en les termes suivants:
    "pff t kun gro hater mdr", "tg conar kan tu sra capabl de fer skel fé tu pourra louvrir, en attendan boucl la!" ou bien encore "c une vré artiste ki a un vré talen, franchmen c just dla jalouzi! lovegaga<3".
    Vous l'avez compris, l'élite intellectuelle des fans de la chanteuse ne m'aime pas vraiment, d'où la nécessité de cette précision.

    Cependant, si je ne remets pas en cause son talent de compositrice, certains autres aspect de sa personnalité m'apostrophent d'avantage. Je souhaite en priorité répondre à ceux qui se demandent à juste titre pourquoi je m'attarde autant sur elle.

    Et bien tout simplement pour agir à contre courant par rapport à la foultitude de magazines, chaines de télévisions et radios libres, ceux qui la diffusent sans interruption, la flattent, la vantent, la vendent et lui pratiqueraient volontiers une prise en bouche des bijoux de famille si elle était équipée pour.

    Un exemple isolé, mais non des moindres, sa sexualité. Aussi curieux que cela puisse paraître dans un climat ou l'insolence paparazzique pousse certains à s'armer de gardes du corps et de systèmes d'alarmes pour protéger le peu d'intimité qui peut encore rester à ceux que l'on peut non-abusivement qualifier de Stars, Gaga adopte une posture de femme facile et fatale qui fait la bise comme elle fait la baise et dont l'essentiel des déclarations, attitudes ou coups de provocations ont toujours un rapport assez peu éloignés avec la zone génitale de l'homme ou de la femme.

    C'est véritablement l'élément le plus voyant chez elle (non ce n'est pas son visage, j'ai dit l'élément le plus voyant, pas le plus effrayant...). Sa sexualité mise en image et en sons, allant de l'orgasme simulé en public à la sodomie mimée dans ses clips. Même sur scène, la diva adopte une attitude relativement évocatrice, notamment dans la prise en main de son microphone, laissant relativement songeur sur l'habitude qu'elle semble avoir à manier différents objets de cette taille et de cette forme (toute une carrière faite à la force du poignet !).
    Un détail d'ailleurs surprenant: malgré sa chevelure polymorphe, je ne me souviens pas avoir déjà vu Lady Gaga avec une queue de cheval, malgré l'intérêt démentiel qu'elle semble leur porter (si on en croit certaines de ses déclarations)...

    Il y a très peu de temps, invitée sur scène par un groupe de rock, la demoiselle aurait sauté dans la foule, à moitié nue, avant d'être récupérée par le staff (sans doute désireux d'éviter un procès pour atteinte à la pudeur, voire crime contre l'humanité), une attitude qui ne choqua que peu.

    Voila en quel terme on parle de l'incident, et des dérapages en général de la star de la provoc:
    Elle admet prendre de la drogue, on dit "elle est honnête".
    Elle parle de sexe dans ses chansons, on dit "elle s'affirme en tant que femme".
    Elle trompe son homme, on dit "elle sait ce qu'elle veut".
    Elle saute dans la foule à poil, on dit "elle est géniale!"
    Et finalement, la mise bout à bout de toutes cette créativité à vif nous laisserait à penser qu'elle est un modèle de rébellion féminine, dominant le sexe fort et osant oser la ou certaines restent passive.

    J'avoue avoir des difficultés à cacher mon respect total pour cette analyse si véridique, en effet je ne vois pas de meilleur exemple pour illustrer la lutte féminine qu'une chanteuse de pop qui croit dur comme fer que si elle couche avec un homme, son partenaire va lui voler sa créativité, par le vagin (ce qu'elle a affirmé encore récemment pour Vanity Fair).

    Dans cet élan d'idéalisme, j'aimerai encourager les femmes du monde entier à, comme leur porte parole anorexique, s'habiller mal, parler de sexe à longueur de temps, avoir une sale tronche et rêver d'être une star, bref ressembler à Lady Gaga, ainsi le monde sera meilleur. Car si tout le monde est comme Lady Gaga, elle ne sera plus jamais originale et on finira par l'oublier, donc OUI, le monde sera meilleur.

    Bien sur, je ne suis qu'à moitié sérieux. Car malgré mon antipathie pour celle qui s'appelait jadis Stefani Joanne Angelina Germanotta, j'ai conscience qu'il s'agit d'un des rares éléments nouveaux dans la Pop depuis bien longtemps.

    Mais la ou jadis elle ne se contentait que de tenues curieuses dans certaines limites, des déclarations à portée sexuelle et une attitude dans un genre Madonnien, aujourd'hui, forte de l'impunité médiatique et de l'engouement général à son égard, la Star pense pouvoir absolument tout se permettre, ce qui nous amènera sans doute un jour prochain à la voir déambuler nue sur le toit de la maison blanche en criant des insanités sataniques, pendant que Barack Obama applaudira en disant "quel talent" ce qui lui assurera d'ailleurs le vote des nymphomanes et des toxicos pour les élections de 2012...

    Je ne critique donc pas son attitude provocante et son style trash-sexy, mais d'avantage une incohérence qui veut que tout ce qu'elle fait devient irréprochable d'une certaine façon, la ou tant d'autres se sont vu rabaissées. D'autre part, tout cela lui ouvre la voie d'un n'importe quoi de plus en plus vaste, notamment le fait que ses clips n'ont désormais plus le MOINDRE rapport avec ses chansons.

    Accessoirement, sa surexposition au soleil des médias fait de l'ombre à celles qu'elle influence, car désormais plus personne ne peut puiser dans l'héritage de Madonna sans se faire mal voir et hériter d'un flop commercial sans précédent, ce qui affecte mêmes celles et ceux que l'on croyait à l'abri des désagréments...


    Pour conclure, j'aimerais préciser que je n'écrirais plus de dossier sur cette extraordinaire diva de la Pop, sauf bien sur si ce courant médiatique ubuesque qu'on appelle "presse people" nous assène à nouveau une double pages de flatteries pompeuses sur la chanteuse et plus précisément, le pourcentage de son revenu qu'elle dépense en préservatifs et vodka de marque, car je ne souhaite pas manquer de respect à ses nombreux fans, auxquels je ne cache pas que j'ai parfaitement conscience qu'on ne vends pas 14 millions d'albums ni 40 millions des singles sans un certain talent.

    Cependant, les fans ont déjà des dizaines de magazines friands du style provocateur de Lady Gaga, alors par nécessité d'équité je me suis à nouveau permis de prendre la défense de ceux qui considèrent qu'elle aurait pu être la 8ème plaie de l'Égypte si Dieu avait été un chouilla plus sadique.

  • Bieber Mein Lieber



    Il y a peu, je suis tombé sur les ventes d'albums aux États Unis sur un site spécialisé. Rien de très surprenant dans ces chiffres, si ce n'est la présence d'un artiste qui vous est sans doute familier,
    il s'agissait de Justin Bieber.

    Si parmi vous il existe des gens qui n'ont jamais entendu prononcer ce nom si évocateur, c'est qu'ils se sont réveillés il y a quelques heures d'un coma de 2 ans et demi ou bien qu'ils vivent en Hermite au sommet de l'Himalaya.

    Car Bieber est partout sur le net. Un jeune canadien de 16 ans, chanteur danseur dans la Pop et le RnB, actuellement en tête des ventes d'albums dans ces deux genres musicaux aux États Unis et ailleurs.

    Perplexe devant pareil succès, j'allai sur Youtube afin de visionner un de ses concerts donnés aux États Unis. Je fus impressionné par la performance vocale, non pas du chanteur mais de ses fans dont les cris de joie et d'admiration m'amenèrent à me demander si elles aussi avaient un micro...

    Il est en effet rarissime d'entendre pareil hurlements de la part de la gent féminine (mis à part pendant la période des soldes, ou dans les films de Rocco Siffredi). Face à ce monument d'hystérie collective, je ne put m'empêcher de me dire que ce son si strident produit par toutes ces groupies tonitruantes n'étaient pas plus mélodieux que la chanson produite par le chanteur lui même.

    Car Justin Bieber n'a, artistiquement parlant, autant d'intérêt qu'un film polonais en noir et blanc sur la culture des pommes de terre (sans sous titre). Il ne s'agit en réalité que d'un artiste réservé aux jeunes filles, un boys band à lui tout seul prenant la relève de ceux dont les beaux jours sont finis, comme les Tokio Hotel
    (car oui, les Tokio Hotel sont finis, d'ailleurs pour certains, ils n'ont jamais commencé...).

    Le succès de ce petit prodige réside donc dans un aspect purement esthétique. Son public n'est composé que de jeunes filles mélangeant forme et fond, contenu et contenant, qui ne l'aiment que parce qu'il est beau, mignon, mimi, kaway, trochoupinou, etc.
    Bien sur, tout cela est connu du grand public, que l'artiste amuse plus qu'il n'impressionne. Il est évident que chez les gens qui ont plus de la vingtaine, ce genre de chanteur séducteur n'a que très peu d'impact (les pédophiles ne comptant pas).

    Alors pourquoi s'attarder sur ce succès la en particulier?
    Et bien il s'agit à nouveau de la main invisible qui oriente l'opinion publique avec une étonnante impunité: les médias. La plupart d'entre eux se cachent derrière le succès commercial du débutant pour vanter son hypothétique talent. Ils sont assistés par les radios libres,la plupart n'hésitant pas à vendre feu-leur authenticité pour atteindre un public de plus en plus mainstream.

    Ainsi, Skyrock (station de radio surprenante qui n'hésite pas à prétendre diffuser uniquement du Rap et du rnb, tout en passant constamment Ke$ha et Lady Gaga) diffuse Bieber sous prétexte d'un featuring avec un artiste de Ragga, Sean Kingston.

    Bien entendu la programmation de Skyrock n'en est pas à sa première incohérence, il n'y pas de quoi se formaliser. En revanche, le succès monte rapidement à la tête du jeune canadien, qui a d'ores et déjà
    prévu un film sur sa carrière. Carrière d'une durée d'un an et demi et ne comportant qu'un seul album.
    En vérité le parcours artistique de Justin Bieber a plusieurs points communs avec son pénis: il est sympathique et intéressant, mais court!
    Et certains ont osé déclarer que le projet de ce film était un nouvel 8mile, film désormais culte dévoilant les débuts de la star du rap Eminem, alors que la différence de niveau entre l'un et l'autre est aussi flagrante qu'entre Louis de Funès et les blagues Carambar
    ("quel est le comble pour un chinois? Avoir une jaunisse!").

    Tel Chris Brown et les Tokio Hotel, le succès de Justin Bieber s'estompera avec les années car ses fans grandiront et gagneront en maturité et en intelligence (de toutes façons quand on part de 0, difficile de faire pire), s'orientant vers une musique plus adulte et variée. La voix du chanteur sera également affectée par la puberté (indirectement, les boutons sur la gueule ne vont pas forcément aider non plus).
    C'est un point de vue que partage également son producteur, d'où la nécessité de tirer profit
    le plus vite possible de ce récent succès, à commencer par ce film retraçant une carrière d'une durée plus courte que l'intervalle de temps pendant lequel Paris Hilton s'essuie la bouche avant de rendre un autre homme heureux.

    Bieber profitera donc de ses quelques années de succès, jusqu'à ce qu'un autre prenne sa place au panthéon de la musique qui se regarde et ne s'écoute pas. Il draguera quelques célébrités, animera talk-shows et interviews people, jouira de son succès auprès de ses fans féminines
    (car malgré son air bon enfant et le fait qu'il ne se déplace jamais sans sa maman chérie, ne vous leurrez pas, il n'y a pas que dans les concerts qu'il les fait crier,ses fans, le Justin... Dans les chambres d'hôtel, par exemple... Ou autre).

    Je n'en veut pas aux fans d'apprécier Bieber, tous les gouts sont dans la nature et pour avoir discuté avec nombre de fans de Tokio Hotel et Jonas Brothers, je sais que la naïveté musicale ne fait pas d'elles des êtres méprisables. En revanche, honte au producteurs et aux médias d'encourager une supercherie à pareille échelle.

    Et finalement peut être un jour, dans dix ou douze ans nous assisterons
    à une émission de zone interdite intitulée "que sont ils devenus", ou un Bieber
    de 28 ans sera devenu caissier chez Mcdo pendant que Miley
    Cyrus nettoiera les chiottes du KFC d'en face
    (vivement!).

     

  • MST: Musique Sexuellement Trafiquée



    Si tout comme moi il vous arrive de gaspiller des matinées entières à zapper sur votre TNT, il est possible que vous soyez tombés sur le Hip Hop 50 de Virgin 17. D'une nature plutôt tolérante, je me suis dernièrement accordé un instant pour regarder de bout en bout cette émission curieuse.
    Ce classement fut éloquent, voire révélateur, car parmi les chansons présentées, on pouvait retrouver Alicia Keys, Katy Perry, Shakira, Rihanna et Lady Gaga.
    Je ne ferai aucun commentaire sur l'absence d'un rapport quelconque avec le genre Hip Hop dans les artiste susnommés pour me concentrer sur un point plus précis.

    Je vais poser la question simplement: Qui ici connait Lady Gaga?
    Bien sur, formulé ainsi j'ai l'air aussi crédible qu'un chanteur de métal en bas résilles, mais j'aimerais cependant répondre à ceux qui justement, ne la connaissent pas. Voici quelques unes de ses déclarations adressées à la presse people (tout ce qui va suivre est bien sur véridique):
    "Je suis célibataire et j'aime m'amuser alors quand je suis en tournée, je couche avec des gars de ma troupe, c'est pratique!"

    "Écrire une chanson, c'est comme faire l'amour, quand je suis en concert je suis toute excitée"

    "Mon ex avait du mal avec le fait que j'ai des attirances bisexuelles, je crois que ca le troublait que je puisse coucher avec une femme"

    Bien sur, je pense avoir fait le tour du sujet mais, juste pour être sur:
    "Je peux atteindre l'orgasme uniquement par la pensée!!"

    Cette demoiselle, qui ne sort jamais de chez elle sans une tenue sortie tout droit d'un rêve érotique de Tim Burton, a visiblement un rapport très personnel à la musique, étant donné que ses propos auraient aussi bien leur place dans playboy ou sur xxl-tv.
    Parler de son vagin avec une précision troublante, chercher le côte sensuel de la bisexualité, pourquoi autant de gestes peu courants de la part d'une CHANTEUSE? La réponse va vous étonner, mais elle est cependant assez évidente: il s'agit la de Marketing. Parler de son cul sous couvert de "provocation" pour qu'on lui accorde une double page dans "oops", "closer" (ou autre pilier de la presse pour attardés mentaux) et qu'on la définisse comme glamour et charnelle, voila le but officieux de la manœuvre.


    Mais quoi de surprenant dans l'attitude extrême de cette sorte de prostituée acoustique dans un monde musical aussi soumis au superficiel. La Pop et le Rnb comptent en effet un nombre impressionnant d'artistes féminines en leur sein et elles obtiennent, selon toute vraisemblance, un succès massivement reconnu. Maintenant, quelqu'un peut il m'en citer une seule dont le physique n'est pas avantageux?

    Oui, le sexe est le moteur des ventes de Pop et de RnB car il actionne la machine médiatique. C'est la raison pour laquelle récemment, après avoir ondulé du popotin sous les yeux ébahis de millions d'éjaculateurs précoces dans "Rude Boy", la chanteuse Rihanna a poussé son public masculin à retourner à l'assaut de leur paquet de mouchoirs afin d'éponger le résultat gluant de ses échanges suaves avec le mannequin bien connu Laetitia Casta (Rihanna qui, depuis son tube Disturbia porte des tenues de cuir dignes d'un film sadomaso pour le grand public).
    C'est aussi la raison pour laquelle certains connaissent plus Shakira pour son mouvement de bassin que pour ses chansons, d'autres admirent d'avantage les photos en tenue légère de Mariah Carrey plutôt que ses performances vocales (et non pas buccales) et c'est enfin la raison pour laquelle Madonna lutte à grand renfort de chirurgie contre ses rides grandissantes car elle sait que si elle devait un jour ressembler à sa mamie Georgette, elle serait moins crédible pour chevaucher des mannequins de 20 ans ou caresser la langue de Britney Spears.

    Il est possible que vous soyez en train de vous dire "Elles sont belles c'est un fait et c'est peut être du marketing, mais elles ont toutes fait des chansons sublimes". Pour certaines vous avez raison, et malheureusement si Lady Gaga reste une nymphomane excentrique habillée comme un panda sous prozac, on ne peut lui enlever son talent de pianiste.

    Mais pour d'autres, derrière les retouches audio et les featurings, on ne peut même pas affirmer que le physique de la chanteuse lui soit authentique, car si on lui enlevait ses maquilleurs, coiffeurs et éclairagistes, elle ressemblerait à Gollum un lendemain de réveillon. Le physique reste la notion clé lorsqu'il est question d'artistes et de médiatisations, et je vais me contenter de citer Clara Morgane en exemple, dont la seule performance vocale avait jusqu'ici été composée exclusivement de "aaaaaah oui !!" ou bien de "ah prends moi oui vas y aaaah".
    Et Clara fait un album, et il a marché !
    Une carrière moins notable fut celle de Paris Hilton dont l'album fut aussi remarqué que le type qui se gratte la jambe en bas à droite de la 3ème page du premier album d'Ou est Charlie?.


    Parlons maintenant d'autre chose qui se fait aujourd'hui: Katty Perry.
    La chanteuse n'a pas précisément ce qu'on pourrait qualifier de style personnel, mais jouissant d'un physique pouvant sans peine trouver sa place dans un remake pornographique de Blanche Neige et n'hésitant pas à l'exploiter, lesbienne sulfureuse dans I Kissed A Girl, puis Willie Wonka dévêtue dans California Gurls (dont le vidéo clip aux couleurs flashy et aux thème pâtissier n'est pas sans rappeler la lingerie érotique de Marilyn Manson).
    Malgré son talent pour les chansons Bankables (les "singles"), son album reste d'un niveau assez peu enviable pour un tel niveau de ventes, et si la production y est pour beaucoup, je pense sans risque de me tromper que même Jean-Marie Bigard sous LSD aurait sans doute écrit de plus belles paroles...

    Alors, comme l'a jadis dit ce grand poète introverti de la fin du 20ème siècle, Booba: "elle est bonne elle sait chanter? Ok jmiiiiiz dessus". Oui, voila le systême qui veut qu'une chanteuse marche car elle est agréable à regarder.
    Je n'entends pas par la qu'elle a couché avec le producteur, le manager, le directeur d'Universal et de MTV (encore que...) mais que les médias n'auraient jamais plébiscité son succès si elle avait été repoussante, car les couvertures de magazines ne sont jamais accessibles aux obèses et aux boutonneuses.

    Vous n'y croyez pas? Et bien exercice tout simple, n'hésitez pas à vous déplacer jusqu'au rayon RnB/Pop de votre Fnac de proximité et dites moi combien d'artistes laides vous pouvez dénombrer.

    Je suppose que c'est la même chose en sens inverse, pour les filles qui ont leur chanteur préféré, je pense notamment à Tokio Hotel, aux Jonas Brothers, à Justin Bieber, mais nous sortons du cadre de la Pop et du RnB de plus, je n'ai qu'un avis très abstrait sur la beauté de ces chanteurs, en effet j'ai beau savoir qu'il existe en moi une part de féminité, je pourrai passer des années à me demander ce que les demoiselles trouvent d'attirant dans le physique de Bill ou Tom Kaulitz.

    Mais en quoi cette sélection naturelle de l'audiovisuel devrait se révéler choquante? Car le spectateur de cinéma moyen pourra en témoigner, les films à gros budgets tels que les Thriller ou films de Science Fiction sérieux ne misent que sur des acteurs que l'on pourrait sans abuser qualifier de beaux, sexy, glamours. Qui peut me citer un film SERIEUX du ventripotent Jack Black? L'acteur, de par son physique bedonnant, ne peut guère se vanter d'avoir été le digne héros de Blockbusters attrayant aux budgets pharamineux, en revanche il a souvent côtoyé le genre du comique, car d'après Hollywood, le gros est drôle, pas héroïque. Le contre exemple existe, les actrices au physique stéréotypé mince et sexy ne jouent que rarement dans les comédies autrement que pour y tenir un perpétuel rôle de femme fatale. Autrement dit, les beaux sont les héros, les gros sont les rigolos, et dans la musique le phénomène se répète, du moins dans la Pop et le RnB.


    Pour en revenir au sujet, indirectement, les paroles des chansons accentuent une certaine tension sexuelle, dans la mesure ou j'ai du mal à me souvenir d'une seule chanson de Lady Gaga ou elle n'affirme pas avec fierté connaître l'ensemble des pratiques sexuelles diverses sur le bout des doigts (et de la langue), souvenons nous également de cette scène du fameux clip de Sexy Back de Justin Timberlake ou des danses suggestives de Christina Aguilera dans Dirrty, tout cela n'était qu'une reprise sous différents titres de la grande reine de la Pop, Madonna, dont les prouesses sexuelles ont enflammé une voire deux générations.

    Quand à l'approche mélancolique du genre, une autre variété de paroles permet aux cantatrices d'atteindre une autre approche des relations hommes femmes, le tout étant bien sur moins sexuel. Les paroles des chansons de Pop et de RnB parlent en effet souvent de l'amour, ce qui est l'occasion pour les chanteuses et chanteurs d'exploiter la souffrance mentale et affective des jeunes filles qui rêvent du prince charmant, du grand amour ou qui ont le cœur brisé après une rupture ou d'une infidélité quelconque.

    Bref, entre roulements de hanches, soirée réussie dans les bras d'un musclor quelconque ou danse du ventre dans des tenues aussi épaisses que la poitrine de Carla Bruni (très peu donc), la Pop et le RnB féminin sont l'équivalent tout public du porno pour ado. Encensées, les chanteuses deviennent des icônes en montrant leur cul ou en nous faisant croire qu'elles ont le coeur brisé quand elles sont mariés depuis 5 ans ou bien se tapent sans vergogne tous les mannequins et jeunots du show business moyen.

    Et finalement quand Rihanna se fait battre par son homme, elle ne pense MÊME PAS à en faire une chanson.
    Quelle étourdie!

     

  • Lady Gaga, phénomène médiatique



    Récemment, je feuilletais à nouveau la page actualités de l'encyclopédie virtuelle Google, au rayon artistes Musique, en particulier certains artistes dits "du moment", tels que Justin Bieber, Ke$ha, Jena Lee etc. En réalité la vie, bien que sulfureuse, de toutes ces icônes de la chanson
    ne m'intéresse que modérément. L'unique raison pour laquelle je m'intéresse de près à leur actualité, et bien, c'est simplement dans l'espoir d'apprendre une mauvaise nouvelle les concernant
    (un décès, par exemple...Ou autre).


    Pour être franc, ceux que j'ai cité plus haut ne sont pas les artistes que j'observe avec le plus d'attention. Car dans l'immense machine médiatique qui nourrit chaque jour la curiosité insatiable de jeunes lecteurs et lectrices se dessine une star en particulier: Lady Gaga.


    Voila la dernière news que j'ai pu lire à son sujet. Il s'agissait d'une news de catégorie "people".
    L'intérêt de la news en elle même avait sans doute un point commun avec le quotient intellectuel de son auteur, tous les deux ne volaient pas haut...
    Bref au terme de paragraphes complices, on découvrait que Gaga avait trompé son manager de petit ami, après quoi celui ci l'aurait quitté.
    Je fus choqué, deux fois. Premièrement car l'auteur de l'article semblait approuver l'attitude de la Lady, et deuxièmement car je ne pensais pas qu'elle pouvait avoir un mec avec sa tronche (le fait qu'elle soit parvenue à perdre sa virginité sans avoir recours au viol m'avait déjà surpris...).


    Bref pour en revenir au sujet, la news voyait cette infidélité comme un geste de liberté de la part d'une star qui aime s'amuser en permanence (ce qui est vrai, il suffit de regarder ses cheveux pour comprendre qu'elle a le sens de l'humour) et surtout qui a une sexualité très libérée. Et ce fut le déclic: personne n'aurait jamais avancé de telles paroles à l'égard d'une AUTRE star. Lady Gaga peut se permettre ce genre de choses car les médias du monde n'hésitent jamais à lui cirer ses bottes compensées en cuir blanc.

    Par exemple, Britney Spears n'a pas eu droit à un tel accueil médiatique
    au moment de sa vie ou certains ont avancé qu'elle était aussi vierge et pure
    que les poils pubiens de Paris Hilton le soir de ses 25 ans.

    Et finalement cette hypocrisie médiatique s'étend à tous les domaines qui bordent la personnalité Gaga. La presse people jouit par exemple, d'une section moquerie envers l'habillement des personnalités (intitulé Glam'elles, Fashion faux pas etc).
    Pourtant jamais pareille section n'a osé dire du mal de l'accoutrement de la Pop Star. Habillement semblant sortir tout droit d'un rêve érotique de Tim Burton ou d'une soirée SM chez Vincent McDoom. Mais non, une fois de plus: c'est Gaga donc elle peut.


    D'ailleurs, les médias s'intéressent surtout à ses coups de provocation, ses tenues, ses coiffures, ses déclarations et surtout ses vidéo clips. Sa musique ne passe qu'au 6ème plan, en dernier donc.
    Un exemple tout bête: lorsqu'elle puise dans la boîte à idées Madonnanienne pour son clip Alejandro (puiser, ou pomper si vous préférez), et bien les journaux vont parler de successions, de clins d'œil et de renouveau.
    En revanche lorsque Christina Aguilera fera de même pour Not Myself Tonight,
    tout le monde parlera de plagiat. Pourtant voyons les choses ainsi:
    dans Alejandro, Gaga mime la sodomie sur un lit avec un homme en bas résilles.
    Objectivement, en plus de reprendre Madonna, elle imite bon nombres
    de films pornographiques homosexuels sadomaso (la musique en plus) et personne ne dit rien!


    Bref pour synthétiser, les gens connaissent plus Gaga pour sa personnalité atypique, son style loufoque et ses clips délurés que pour ses chansons. J'en veux pour preuve que ses deux singles les moins important commercialement sont Just Dance et Nothing Else I Can Say, ou les vidéos associés sont relativement
    normales! Et inversement son succès grandit à chaque nouvelle incohérence mise en images:
    des lunettes-cigarettes, des bigoudis-coca, un soutient-gorge mitrailleur.

    Un jour, forte de l'impunité vidéo ludique, elle se permettra d'avantage, vomissant un poulpe vert à pois roses ou se faisant écarter les voies naturelles par Satan en string mauve (ca vous parrait surréaliste ? Mais qui aurait imaginé le clip Telephone tel qu'il a été tourné, sans un minimum de Marijuana dans les poumons?)


    Vous l'avez compris, je ne remets pas en cause le talent de compositrice de la Diva de la Pop, mais la promotion constante qu'elle maquille derrière une attitude de Star nous mène à des extrémités peu recommandables:
    Rihanna la copie, n'hésitant pas à s'afficher toute vêtue de cuir et de clous (Gaga parodie le porno gay, Rihanna parodie le Sm Hardcore), Miley Cyrus troque son image de gentille petite fille pour un look de femme fatale, Aguilera victime de racisme people et de mépris malgré ses 10 ans de carrière et
    tout le monde semble déjà avoir enterré Madonna, chanteuse à plus de 200
    millions d'albums écoulés et qui a littéralement révolutionné la pop.

    Aujourd'hui il ne manque plus à Lady Gaga que la longévité artistique
    pour devenir la plus grande chanteuse du monde (et un peu de chirurgie
    pour changer sa sale tronche).

     

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